1926

Helvétie

Troisième grand vapeur de la flotte Belle Époque, doté à l’origine de la légendaire machine à trois cylindres, unique au monde !
Longueur
78.5 mètres
Puissance
1030 kW
Capacité
850 personnes
Propulsion
à déterminer
Son histoire

Une vie centenaire sur le Léman

« Helvétie » Le géant endormi (désarmé depuis 2002)

Troisième et dernier des grands vapeurs de la CGN, l’« Helvétie » voit le jour en 1926, dans l’espoir d’un renouveau après les tourments de la Grande Guerre. Commandé aux ateliers Sulzer, il se distingue d’emblée par sa machine à vapeur révolutionnaire à trois cylindres à flux continu — une première sur le Léman — et son élégante cheminée jaune-ocre qui deviendra l’emblème de toute la flotte Belle Époque. Durant un demi-siècle, ce majestueux navire incarne le raffinement des croisières lémaniques, avant qu’un destin contrarié ne le condamne au silence en 2002. Désarmé mais non oublié, classé « Monument historique » depuis 2011, l’« Helvétie » attend patiemment sa renaissance.

La renaissance d’un patrimoine

Un projet de rénovation à concrétiser

Les huit bateaux de la flotte Belle Époque de la CGN ont une valeur patrimoniale et touristique unique au monde. La rénovation de chacun d’entre eux nécessite un savoir-faire unique tant au niveau technique que patrimonial. Cela implique un coût se situant entre 20 et 30 millions de francs suisses par bateau pour une rénovation complète.

L’« Helvétie », désarmé depuis 2002, n’a pas encore bénéficié de cette rénovation générale indispensable. En 2011, une première opération de sauvetage a permis la remise en état de la coque et d’une partie des superstructures, financée par l’ABVL dans le cadre de son utilisation comme « Musée olympique éphémère » entre 2012 et 2013.

Aujourd’hui, le bateau attend au chantier naval de la CGN qu’une rénovation complète lui soit offerte. La question de la propulsion – vapeur ou diesel-électrique moderne – reste ouverte et fait actuellement l’objet d’une étude.

Ces bateaux naviguent grâce à vous

Maintenir une flotte Belle Époque en état de navigation, c’est un défi permanent. Chaque bateau exige des soins constants — et parfois, de grandes restaurations qui représentent des millions de francs et des dizaines de milliers d’heures de travail.

C’est grâce à la générosité de donateurs passionnés que l’ABVL peut intervenir, préserver ces joyaux du patrimoine lémanique et les transmettre aux générations futures. Votre soutien fait la différence.